être humilié

Comment reconnaître la blessure d’humiliation et la guérir ?

 

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

Aujourd’hui, les blessures peuvent être hyper présentes dans nos vies quotidiennes, elles peuvent nous faire souffrir, beaucoup, tout dépend de la tolérance que l’on a à la souffrance et comment est-ce-que l’on existe à travers cette souffrance. Si la blessure est intense, profonde, on a pu intégrer que la souffrance faisait partie intégrante de nous, alors Oui en un sens, mais nous ne sommes pas que ça. Nous ne sommes pas identifiés à la souffrance ou à nos blessures. Notre mental nous joue des tours, c’est un petit coquin qui veut garder le contrôle (parce qu’il a peur de ne plus exister !). Mais nous ne sommes plus dupes (héhéhé…!).

 

Reconnaître la blessure d’humiliation.

La blessure d’humiliation se réveille très tôt dans l’enfance, lorsque l’enfant commence à prendre conscience de son corps et d’en prendre le contrôle, lors de l’apprentissage de la propreté par exemple.

L’humiliation… Le dictionnaire Larousse définit :

  • Sentiment de quelqu’un qui est humilié, atteint dans sa fierté, sa dignité : Éprouver de l’humiliation à la suite d’un refus.
  • Sentiment de honte qui résulte de telle cause : L’humiliation de la défaite.
  • Acte, situation qui humilie, blesse l’amour-propre : Essuyer une humiliation.

On trouve aussi des synonymes : avilissement, abaissement, mortification. Ce sont des termes très durs. Quand on se trouve en situation d’humiliation, on perd de sa valeur. (c’est ce qu’on croit).

Sur le plan physique.

Le corps physique propose des indications précieuses, les personnes qui souffrent de cette blessure ont un corps large, corpulent. Elles sont en surcharge pondérale sur tout le corps ou seulement sur une ou plusieurs parties du corps. On peut très bien avoir de grosses fesses, ou de gros seins et un tout petit corps. Ou alors, avoir du ventre, bref, vous avez compris le principe.

Comme sur le dessin, on voit un corps massif, trapu, dense, c’est, je dirais l’élément essentiel à retenir. En fait, c’est flagrant, on ne peut pas louper les caractéristiques (si je puis m’exprimer ainsi : « C’est gros comme le nez au milieu de la figure !). Dans la mesure où nous avons accumulé « un peu de gras pour l’hiver », il est probable que nous souffrions de la blessure d’humiliation. Et ce peut être à dose homéopathique ou à dose de cheval. À nous de voir clair ! Et de prendre notre temps pour aller visiter cette blessure.

Les yeux de cette personne souffrante sont grands et ronds, et on peut apercevoir au travers de ceux-ci l’innocence de l’enfant. En revanche le son de leur voix n’est pas celle de l’enfant (comme on a vu dans la blessure d’abandon), non, ici, elle sera plutôt mielleuse, une douceur affectée.

 

Sur le plan comportemental.

Tout est toujours comme vous le sentez bien sûr, laissez-vous porter par votre intuition et non votre mental, faites-vous confiance en lisant cet article et prenez ce dont vous avez besoin !

Les comportements liés à la personne qui a souffert d’humiliation sont les suivants, et bien entendu, on peut ne pas tous les avoir, tout dépend de la profondeur de la blessure que nous portons, que nous avons décidé d’expérimenter.

L’individu atteint compense et se récompense par la nourriture, il va préférer les aliments riches en gras et en sucre, le chocolat en un exemple (mais qui a dit que le chocolat est gras ? Noooon, c’est pas moi 😬!). Cette blessure peut générer des comportements de grignotage tout au long de la journée. Et en même temps, il n’est pas à l’aise avec le fait de manger tout le temps, il développe une émotion peu confortable, il aura honte de lui. Il développe un gros corps qui lui fera honte.

Il porte des vêtements qui ne sont pas à sa taille et qui vont le désavantager, le saucissonner…

C’est quelqu’un qui est plutôt lent, il prend le temps de faire les choses, d’ailleurs, il n’aime pas faire les choses rapidement. S’il est confronté à une activité où il serait nécessaire d’être vif, il n’y arrive pas et s’en veut.

Il connaît ces besoins mais ne les écoute pas. Il est bien trop occupé à gérer ceux des autres en étant une bonne personne, généreuse. Tout ceci pour camoufler sa blessure, ses peurs, pour ne pas se sentir humilié. Il mettra tout en oeuvre pour se rendre utile. Et du coup, il prend en charge les autres, en tous cas dans leur besoin sans que les autres l’aient demandé, il prend tout sur son dos. (Il a le dos large). Il ne se rend pas compte qu’il crée une humiliation chez l’autre parce que la plupart du temps, il s’auto gratifie d’aider l’autre en disant devant l’aidé qu’il ne peut rien faire sans lui… C’est un comportement inconscient bien entendu, pas de jugement ici. Il attend la reconnaissance de l’autre que bien sûr il n’a pas. Notre corps reflète la place que nous prenons, plus l’on croit que l’on doit prendre de la place plus le corps physique grossira. Il relève notre croyance.

Autre comportement notable, il crée des situations ou il s’humilie ou il va souffrir (c’est toujours en mode inconscient, (on ne s’en rend pas compte !) pour ne pas être humilié par les autres. Je m’explique. Quand il aide quelqu’un, ce qu’il désire en fait c’est de se créer des contraintes et des obligations parce qu’il croit qu’ainsi, il n’aura pas honte ou que l’autre n’aura pas honte de lui, mais en fait, il ressent une non reconnaissance et c’est cette non reconnaissance qui l’humilie, qui va le faire souffrir.

Dans son vocabulaire, il utilisera des mots tels que : « être digne ou indigne de … » , il emploie souvent les adjectifs « petit » quand il parle au positif, exemple : « j’ai une petite idée », « gros » quand il parle au négatif  : « j’ai fait du sport et j’ai transpiré comme une grosse vache! » .

Si l’on souffre de cette blessure, on aura tendance à prendre la responsabilité de quelque chose qui ne nous appartient pas, on dira que c’est de notre faute et on s’excusera en plus ! C’est de l’auto-flagélation !

Sexuellement, cette personne n’aime pas le sexe en revanche elle est sensuelle. On est toujours dans les grandes généralités, bien sûr.

 

Sur le plan émotionnel.

L’émotion de base qui concerne la personne qui souffre de la blessure d’humiliation est le dégoût. Et tout de suite après la honte vient s’en mêler.

Sa plus grande peur est la LIBERTÉ, se sentir libre serait pour lui être illimité. Et comme il n’écoute pas ces besoins et qu’il a peur d’avoir honte de lui ou des autres, peur de blesser l’autre, peur de passer pour un égoïste, il a peur d’être humilié, il a peur de dévoiler ses besoins, ou qu’on lui dise qu’il est indigne de ceci ou cela, il se crée des situations ou il ne sera pas libre alors qu’il croit qu’il l’est parce qu’il a choisi ces situations ! Pas simple…C’est une blessure particulièrement difficile à identifier. Il faudra du temps pour y parvenir, ça tombe bien puisque la personne atteinte de cette blessure prend son temps 😉

Sur le plan mental.

La croyance mise en exergue par cette blessure est de croire en la souffrance, « si je souffre, j’existe », « si je suis malade, j’existe ».

La personne croit qu’elle n’a pas sa place. En reconnaissant que l’on est important, on atténue cette blessure.

Elle croit qu’elle est responsable des autres et de leur souffrance. Elle arrive à se convaincre que tout ce qu’elle fait pour les autres lui procure du plaisir et elle croit avec ferveur qu’elle est dans l’écoute de ses besoins. Elle se prive ainsi de sa liberté d’Être.

Guérir la blessure d’humiliation.

Les atouts.

Et derrière cette blessure, que trouve-t-on ? Une personne aventurière, qui a de l’audace. Elle connait ses
besoins ET elle les respecte. Cette capacité lui permet de voir et de comprendre les besoins des autres et de les respecter. Elle peut les aider. Une fois la blessure découverte, elle conscientisera cette notion de liberté et elle sera capable de l’appliquer à tous ! Elle pourra apporter son aide de médiatrice puisqu’elle comprend les besoins, le respect et la liberté. Elle possède des talents hors paire d’organisatrice, on peut lui faire confiance. Ouvrons nos ailes !

D’un point de vue du caractère, c’est une personne joviale, serviable, généreuse, elle met les autres à l’aise. C’est un vrai bonheur / plaisir d’être en sa compagnie.

 

Conclusion.

La première phase (après la reconnaissance) c’est l’acceptation, c’est l’élément déclencheur pour mettre en marche la guérison. Et, il se peut que la vie s’en charge s’en qu’il y ait une notion de « volonté de notre part ».

La blessure d’humiliation est en train de guérir (ou est guérie si on se rend compte que nous agissions ainsi dans notre passé) lorsque nous prenons le temps de regarder nos besoins à nous en PREMIER et ensuite de dire oui aux autres. Prendre du recul ici, c’est se poser cette question, de quoi ai-je besoin ou envie? Se faire plaisir avant l’autre, parce que la personne la plus importante dans notre vie c’est nous-m’aime ! Du coup, on en prend moins sur notre dos, et vous devinez quoi… On se sent plus libre. YESSS !
Donc, on arrête de se limiter. Et on va être capable de demander sans croire que nous dérangeons l’autre.

 

L’avantage de guérir de ces blessures est que nous devenons autonome. Plus de dépendance affective !

Elle est pas belle la vie ?

 

Guérir c’est s’aimer et s’aimer c’est guérir !

 

Allez, on se dit à très vite pour la dernière blessure, la trahison…, enjoy !

✨✨✨ Plein de lumière ✨✨✨

 

 

Sylvie Gréau.

 

Thérapeute holistique.

 

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4 commentaires sur “Comment reconnaître la blessure d’humiliation et la guérir ?

    1. Bonjour!
      Avec plaisir de pouvoir t’aider, tu peux aussi découvrir les secrets du couple dans d’autres articles sur mon blog,

      A bientôt
      Lumineusement
      Sylvie

  1. Bonjour,
    je me retrouve tres bien dans cette blessure d’humiliation!!
    mais entre la prise de conscience, l’acceptation, ….je trouve que la blessure prend des proportions demesurees! est ce que ca fait parti du parcours de la guerison?
    merci et belle journée
    Nathalie

    1. Bonjour Nathalie,
      La prise de conscience de sa blessure est le tout départ de la guérison, alors bien sûr, nous avons besoin du mental pour comprendre et surtout de notre coeur pour intégrer et pardonner. Oui la blessure peut prendre des proportions démesurées par rapport à la non conscience, avant de l’avoir vue, ressentie, éprouvée. Tout dépend aussi de la grandeur de la blessure !
      Bravo Nathalie et à bientôt.
      Lumineusement.
      Sylvie

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