abandon

Comment reconnaître la blessure d’abandon et la guérir?

 

 

Bonjour à tous!

C’est partie pour la suite de l’aventure « blessure et guérison »!

Sylvie me demandait dans les commentaires sur la blessure du rejet, quelle différence y-avait-il entre l’abandon et le rejet?

C’est toujours de mon point de vue. Quand on abandonne quelqu’un on le délaisse, on le met de côté, il y comme une sorte d’indifférence.
Notez, par exemple, chez un enfant avec un jouet qui ne l’intéresse plus. L’enfant ne se préoccupe plus de ce jouet, il le laisse dans un coin pour un moment ou pour toujours. Il n’a plus d’yeux pour lui. Il l’a abandonné, quitté, il se détourne juste de lui. Il n’y a pas de communication.

Quand on rejette quelqu’un, on le repousse, on le chasse, ici, il n’y a pas cette sorte d’indifférence précitée. Si on reprend notre exemple avec l’enfant et le jouet. Il pourrait prendre le jouet et le jeter loin de lui. Il y a une interaction entre les deux. (Un lien en direct/live si vous avez envie de relire le sujet sur la blessure du rejet).

La différence est dans l’intention que l’on pose derrière. L’abandon dirait « je ne PEUX pas », et le rejet dirait « je ne VEUX pas ». Ce n’est pas la même chose. Il y a une certaine forme de violence dans le rejet dans l’action qui accompagne le « je ne veux pas ». Bien sûr, ce n’est que mon avis, ma sensation. Alors que l’abandon se détourne, il dit « je ne peux pas » comme une fatalité, il baisse les bras. Toutefois, la personne qui va vivre l’abandon pourra ressentir une certaine violence dans cette action.

 

Reconnaître la blessure de l’abandon.

Sur le plan physique.

 Les personnes qui souffrent de la blessure d’abandon ont un corps qui manque de tonus, dans l’expression « il baisse les bras », on retrouve dans le corps cette sensation. Les épaules tombantes, le dos légèrement courbé. Ou seulement, des parties du corps qui tombent comme les fesses, les seins, le ventre, les paupières, les joues. Comme si le corps n’était pas assez maintenue, comme si les tendons étaient distendus. Les bras tombent le long du corps. En bref, le corps manque de dynamisme. Si on voit chez quelqu’un ou sur soi, une partie du corps qui est molle (alors, c’est vrai que le terme n’est pas flatteur mais on n’en est plus là! Notre égo peut encaisser 😁.) On peut se dire que l’on cache une blessure d’abandon. On peut se tromper avec la blessure de rejet, parce que les deux blessures ont un corps mince, la différence se situe vraiment au niveau du tonus musculaire pour la blessure d’abandon.

Autre partie physique qui est un bon indicateur, se sont les yeux et la voix. Les personnes qui cachent une blessure d’abandon possèdent de grands yeux et souvent ils évoquent la tristesse. Le son de leur voix sera plutôt plaintive et on retrouvera une intonation d’enfants chez elles.

 

Sur le plan comportemental.

Encore là, ce ne sont que des indications, et nous ne pouvons pas adhérer à tous les éléments. Toujours est-il, que les individus atteints de cette blessure ont un comportement vis-à-vis de la nourriture qui n’est pas le même qu’avec les autres blessures. Là, ils mangeront plutôt lentement et abondamment sans prendre un gramme! Parce qu’ils ne se sentent pas assez « nourris » dans tous les sens du terme. Si nous cachons cette blessure d’abandon, nous aurons tendance à tout dramatiser, nous jouerons les victimes, histoire d’attirer l’attention! Et bien oui, tout est bon pour colmater la souffrance. A nous de voir clair sur nos comportements, bien sûr que c’est possible, juste en prenant du recul sur une situation, ou en demandant à nos amis, notre conjoint, souvent, ils voient mieux que nous. Ou alors, en observant chez l’autre. (Et si son comportement nous agace…Il y a de fortes chances que nous soyons atteint de la même blessure que l’autre..!), sinon c’est pas drôle 😉 !

On peut se rendre malade avec une telle blessure, toujours pour attirer l’attention de l’autre, il ne s’agit pas de vouloir la maladie, c’est un schéma inconscient. On a aussi de la difficulté à faire quelque chose tout seul, on a besoin de l’autre. Et cela pourrait faire penser à de la fainéantise. L’autre nous soutient. Lorsque le travail ou l’activité avec l’autre est terminé, on a la sensation de perdre quelque chose, on se sent abandonné, la situation est vécue comme un abandon. On peut reconnaitre la blessure d’abandon quand on demande de l’aide à quelqu’un, en fait, on ne demande pas d’aide mais du soutien, parce qu’une fois le conseil donné, on en tiendra pas forcément compte!

La jalousie fait partie de notre vie, c’est la peur d’être abandonné qui provoque ce comportement. Du coup, on a tendance à fusionner…voire étouffer l’autre. En tout cas, l’autre peut le ressentir comme cela.

Nous pouvons facilement passer d’une émotion à l’autre et correspondre à l’expression : « Jean qui rit, Jean qui pleure! ». Nous collons aussi à l’adjectif, théâtrale! Nous pleurons beaucoup lorsque nous racontons nos misères, nos problèmes, nos épreuves. Et, il y a comme une sorte d’accusation envers tous. On en veut à la terre entière! Parce que la terre entière nous a abandonné! C’est pas rien…

Le vocabulaire a son importance. Nous utiliserons des termes comme : « absent », « Que vais-je faire tout seul ?, Que vais-je devenir ?, Que va-t-il m’arriver ? », « je ne supporte pas », « je me fais bouffer », le terme « bouffer » peut être mis … à toutes les sauces! (« mon enfant me bouffe toute mon énergie »), ou encore « on ne me lâche pas », « c’est déjà fini ? Quel dommage ! », « Je ne suis pas assez important ».

Dans son comportement toujours, la personne qui souffre d’abandon a besoin de soutien, on peut le voir très concrètement. Elle s’appuie sur un support, un mur, son conjoint, elle a de la difficulté à se tenir droite.

Dans sa vie sexuelle, l’individu atteint par cette blessure utilise le sexe pour accrocher l’autre. C’est-à-dire qu’il se sent plus important puisqu’il se sent désiré. Il en demande donc plus que son conjoint. Souvent, ceux qui expriment un manque de sexe porte cette blessure. C’est une personne qui aime le sexe ou qui fait semblant de l’aimer…

 

Sur le plan émotionnel.

L’émotion de base de la blesssure d’abandon est la tristesse.

Sa plus grande peur c’est la solitude. Et, la façon de communiquer en est affectée. Les demandes ne sont pas explicites parce que la personne aura peur de pleurer ou de passer pour une pauvre petite chose fragile, elle aura peur que l’autre parte et donc l’abandonne. Elle aura peur que l’autre ne soit pas d’accord et lui dise non, elle aura peur d’être ignorée par l’autre suite à sa demande. Alors, elle ne communique pas et agit d’une autre façon. Elle ne se rend pas compte de ce comportement, elle provoque justement ce qu’elle craint le plus, qu’on la fuit et donc qu’elle se retrouve seule. Elle fait peur aux autres en s’accrochant trop à eux.

Nous sommes dans un cercle infernal. La bonne nouvelle? On peut en sortir (du cercle).

 

Sur le plan mental.

La blessure d’abandon engendre une croyance limitante chez la personne qui en souffre. Elle croit qu’elle ne peut arriver à rien toute seule. Elle croit qu’elle a besoin de l’autre pour y arriver, pour la soutenir.

Elle ne voit pas cette peur de la solitude car elle s’arrange pour ne pas être seule, ou  le moins souvent possible. Si elle se retrouve seule, elle trouvera de quoi s’occuper, ou elle meublera le silence avec la télé ou le téléphone. De plus, elle croit qu’elle est bien toute seule!

En revanche, ses proches pourront s’en apercevoir, car ses yeux la trahissent…

 

Guérir la blessure d’abandon.

Les atouts.

Et oui, il y a le côté lumineux derrière cette blessure, ne l’oublions pas! La personne qui souffre de cette blessure possède des qualités remarquables. Elle sait ce qu’elle veut, elle est tenace et persévérante dans ses demandes. Elle ne lâche rien, c’est un véritable pit-bull. C’est de la détermination. (toujours le côté positif!!!)

Ce qu’il y a de plus fort, c’est qu’elle est en fait, naturellement gaie! C’est un rayon de soleil, elle est douée pour capter l’attention des autres. Et,… elle a besoin de solitude. Et oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre.

C’est une personne très sociable, avec des talents pour aider les autres, elle a le sens de l’art et l’art de vivre!!!

« La joie est le soleil des âmes; elle illumine celui qui la possède et réchauffe tous ceux qui en reçoivent les rayons »  –  Carl Reysz  –

 

Conclusion.

Guérir sa blessure d’abandon, c’est d’abord en prendre conscience, l’observer, sortir du cercle, regarder la situation de souffrance dans laquelle on s’est mis. Et accepter que cette blessure fasse partie de nous. Accepter que nous ayons tel ou tel comportement, c’est ainsi. Je ne dis pas que c’est une fatalité, non, je dis que c’est ainsi. Et que grâce à cette blessure nous avons développé des aptitudes. Aujourd’hui, nous pouvons faire face. Aujourd’hui, nous pouvons décider d’utiliser ces aptitudes. Nous pouvons choisir de ne plus souffrir, de regarder la souffrance et de la transformer. Comment? En accueillant! Je sais que c’est facile à dire mais ne croyons pas que c’est impossible, essayons pour voir ce que cela donne, après tout, que risquons-nous? De vivre mieux? Cela vaut peut être le coup non?

Observons-nous. Observons notre corps physique car lui ne ment pas, on peut lui faire une totale confiance, il est notre allié. Le corps, les yeux, la voix. Ensuite, observons ce que nous raconte notre mental et si nous n’y arrivons pas, si nous avons un doute, notre entourage (bienveillant) pourra nous orienter.

 

L’idée n’est pas de nous changer mais de nous guérir! Connaitre ses blessures nous permet de guérir et de nous réaliser en tant qu’âme venue s’incarner sur cette planète. La volonté et la décision de guérir de ses blessures entrainent la compassion, la patience et la tolérance envers soi-m’aime.

 

Guérir s’est s’aimer.

 

Je nous souhaite, à toutes celles et tous ceux qui sont sur le chemin du Soi, la Lumière.

A bientôt.

Sylvie Gréau.

Thérapeute holistique.

 

Vous pouvez poster vos commentaires tout en bas de cette page, merciii! Et bien sûr, likez, partagez si votre coeur de femme (ou d’homme) vous en dit!

 

 

 

 

4 commentaires sur “Comment reconnaître la blessure d’abandon et la guérir?

  1. Hello Merci Sylvie pour ces informations qui résonnent fortement en moi ! ta façon d’aborder la vision que l’on a de soi m’a beaucoup apporté. gros bisous a bientôt, et Bravo pour tes articles qui apporte beaucoup de lumière.

    1. Douce Sophie!!
      Merci à toi de prendre le temps de commenter et de me dire ce qui résonne en toi ! Je suis très touchée.
      Merci aussi pour tes encouragements .
      Des bisous lumineux.
      Sylvie.

  2. BONSOIR SYLVIE,
    un grand merci pour cet article qui me permet désormais de bien faire la différence entre abandon et rejet. Il fait écho en moi… MERCI POUR TOUS CES BEAUX MESSAGES D’ESPOIR, tes précieux conseils. il est donc important de prendre du temps pour soi- même et d’apprendre à nous aimer…pour guérir…
    Gratitude Sylvie.
    Sylvie

    1. Chère Sylvie,
      Avec plaisir de vous offrir cet article et oui s’aimer est LA clé ! Nous possédons tous notre clé, à nous de la découvrir et surtout de nous en servir pour accéder à notre Être dans toute sa lumière.
      Bien lumineusement.
      Sylvie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *